Check up du Sac

 

 

Ce que j'emporte...

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Incontournable avant d'entamer le départ, si on ne veut pas "manquer" sa randonnée ou son expédition, la préparation et contrôle du sac. 

De cela, dépendra, en grande partie, la faisabilité du projet, la réactivité face aux situations multiples (météo, approvisionnement, incidents, urgences ...), un "certain confort" sur l'itinéraire, la sérénité d'avoir tout prévu tout en sachant qu'en montagne, le tout prévu n'existe pas compte-tenu des risques potentiels. 

 

Mais, autant que faire se peut, voici ma liste ou plutôt mon "Check up" de rando que je ne manque jamais de contrôler, référencer, modifier, en fonction de la configuration de l'itinéraire. De cette liste de base, indispensable pour moi, très souvent, les 16 kgs annoncés sont dépassés d'environ 1 à 2 kgs à cause de la réserve alimentaire au départ. Or, l'autonomie peut induire des situations où l'approvisionnement n'est pas en rendez-vous, épicerie fermée, météo impliquant un changement de rythme, de parcours, modification de l'itinéraire, zones "désertes" etc ... 

 

 

Cette liste est prévue pour des randonnées de 5 jours minimum: 

 

Liste rando en autonomie.jpeg_DxO-001.jpg

 

                  

    

Liens matos ( promotions intéressantes + soldes): 

 

 Pour partir 

→ Pour partir


27/06/2015
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Hautes-Pyrénées: Vallée du Marcadau 17 au 19 janvier 2014

Vallée du Marcadau, Parc National des Pyrénées:

 

Avec des copains, on décide de partir un vendredi soir sur Cauterets dans les Hautes-Pyrénées pour un we rando en raquettes dans la vallée du Marcadau, massif du Vignemale. Ralliement sur Toulouse le jeudi soir chez un de mes potes, après avoir récupérer les 2 autres acolytes à la gare de Toulouse-Matabiau, en provenance de la Région parisienne.

 

Toulouse - 16 janvier 2014.JPGLa Clio version 4X4 et 2 grizzlys -17-01-2014.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dîner animé, nuit sur place et départ le lendemain matin à 9h00 sous un beau soleil. La voiture, une clio version boîte de conserves est chargée à bloc, 4 individus, format rugbymen + 4 sacs dignes de la légion étrangère en Opex + cordes + raquettes + Pompes et j'en passe. J e me dis qu'un 4X4 aurait été plus approprié! Mais, elle nous mène quand même à bon port, vers le gîte du Cluquet, à Cauterets où nous arrivons vers 14h00 après une pause resto sur l'autoroute.

 

012.JPG17 Janvier 2014 -Pibrac chez éric vers 8h00 = Clio version 4X4 chargée à bloc en partance pour Cauterets !.JPGl'équipe des Tontons flingueurs  à Cauterets- 17-01-2014.JPG


Le gîte du Cluquet existe depuis une 60taine d'années. Il est géré par une association de bénévoles, consacré à la issus de différentes régions, qui ne comptent pas leur temps, consacré à la gestion comptable, réservations, approvisionnement, construction et rénovation du site. Non mentionné par l'office du tourisme de Cauterets qui préfère valoriser les hôtels 3, 4 étoiles de la station, il est ultra-compétitif sur les prix - 13 à 18 € par nuitée, selon la saison - et doté de chambres, individuelles, doubles, bungalows, salle à manger avec cheminée, cuisine équipée, sanitaires et douches chaudes. Situé sur les hauteurs de Cauterets, en contrehaut de la gare routière, son accueil est des plus chaleureux, bien plus que certains refuges de montagnes qui se labellisent comme tels en affichant des tarifs toujours plus élevés, sans compter l'attitude de leurs gérants, à la limite du détestable... C'est un autre débat. Ce n'est pas le cas de cette structure de 56 places, base arrière de randonneurs amoureux de la montagne, en quête de nature, de simplicité et d'authenticité.

 

Gîte Le Cluquet à Cauterets -12-04-2014.JPG

 

Arrivée au site en début d'après-midi, accueil, installation puis ballade dans la station. Peu de monde à cette époque, hors congés scolaires d'autant plus que le temps paraît mitigé, on verra bien... Repas le soir à la brasserie, point de rencontre de bien des promeneurs, vacanciers, randonneurs, pot ensuite dans un pub puis retour au doux logis pour une nuit récupératrice en prévision de la grosse étape du lendemain.

 

Samedi 18 janvier, 7h30: Réveil, douche, petit déjeuner frugal, préparation des sacs. Le temps semble instable, entre éclaircies et grisaille. Après chargement dans la voiture, nous gagnons le pont d'Espagne, point de départ de notre rando. Nous prévoyons la nuit de samedi à dimanche dans la partie hivernale du refuge Wallon à 1870 m. Nous sommes actuellement à 1450 m, la voiture restera au parking, 24h00, comme beaucoup d'autres.

Après avoir vérifié tout notre barda, + crampons et raquettes, nous rejoignons les pistes de skis de fond et raquettes pour débuter notre parcours. Plat et petite montée sur 2,3 kms, neige peu profonde mais stable. Au bout d'1h30, nous enfilons une couche supplémentaire car la température se rafraîchit et le vent se lève. 1H00 après, vers midi pause collation et cramponnage car la montée va être plus dense sur un sentier étroit et pas vraiment adapté pour les raquettes. En outre, la roche affleurant, les crampons sont plus adaptés. Ce n'est qu'après la 1ère montée qui nous amène sur un plateau vers 1600 m que nous chaussons les raquettes. La neige est plus profonde et avec le poids des sacs, c'est plus qu'indiqué. nous avons déjà croisé plusieurs randonneurs sur le parcours, discussions sympas et photos.

 

1ère halte après 200 m - le père éric vérifie s'il a bien emmené sa crème spéciale homo ! -18-01-2014.JPG063.JPG043.JPG

Vers le refuge Wallon - Vallée du Marcadau à 1600 m. 18-01-2014.JPGVers le refuge Wallon à 1600 m on grimpe avec les crampons la neige s'épaissit - 18-01-2014.JPGVers le refuge Wallon la neige est bien là - 18-01-2014.JPG


Au fur et à mesure de la progression, la neige s'épaissit et nous avançons plus lentement. Le temps est bouché, humide, froid, nous avons hâte d'arriver pour préparer un bon feu de cheminée et sécher les affaires. Vers 1750 m, petite pause salutaire pour recharger les batteries, barre de céréales pour tenir le coup et reprise. Le refuge est à 40 mn environ et çà sent bon le repos car les efforts sont décuplés en cette fin d'étape d'autant plus que le sentier grimpe et le poids de la charge se fait sentir. La couche de neige doit sûrement atteindre les 150 cm et l'arrivée au refuge est féerique malgré la grisaille, entre les sapins et l'ouate de la couche omniprésente, conférant au paysage un silence  de cathédrale. Vers 15h30, nous sommes à la porte du refuge Wallon, à 1865 m précisément, contents d'être arrivés après une étape chargée et physique.

 

Vers le refuge Wallon - Vallée du Marcadau à 1800 m..JPGVallée du Marcadau - 1800 m -19-01-2014.JPGArrivée au refuge Wallon vallée du Marcadau à 1865 m - 18-01-2014 (14h30).JPG
 

Le refuge est fermée à cette époque de l'année mais comme beaucoup, il dispose d'un accueil hivernal, gratuit mais la coutume veut qu'on laisse un pourboire dans une "tire-lire" avant de quitter les lieux pour l'entretien des locaux. C'est un refuge spacieux avec une petite salle à l'entrée et sa cheminée pour l'hiver, les randonneurs y passe le plus clair de leur temps hormis l'espace sommeil, une grande salle à manger, glaciale en cette période et dortoir à l'étage avec une 30taine de places, lits, couvertures, oreillers, le must au mois de janvier. Déposé le barda, on s'affaire pour trouver la réserve de bois, se chauffer et faire sécher les fringues, humides et froides. Derrière le refuge, dont une partie est littéralement enseveli sous la couche de neige, on trouve du bois mort et un tronc couché, qu'on s'empresse de débiter à...la scie égoïne! Après l'effort de la montée en raquettes avec des sacs blindés, çà vire au bûcheronnage et là, çà devient vite un challenge avec transport du bois dans la neige et tirage des bûches à la corde, un vrai travail de forçats mais la bûche dans la cheminée sera la récompense suprême.

 

18-01-2014 - Refuge Wallon - Vallée du Marcadau..JPGRefuge Wallon - Après un bûcheronnage de cinglé préparation du bivouac et du feu ! 18-01-2014.JPG18-01-2014 - Partie du refuge Wallon sous la neige (vallée du Marcadau)..JPG


Au refuge, nous avons fait la connaissance d'un randonneur solo, Fabien, arrivé peu de temps avant nous. On a partagé ces supers moments avec lui, autour du feu et, le soir, d'un bon repas chaud. La cheminée tire au maximum et on réussit grâce à des stratégies éprouvées à faire sécher toutes les affaires en prévision de l'étape-retour du lendemain. Après une soirée animée, nuit à l'étage dans mon super duvet que je teste pour la 1ère fois. Un gonflant surprenant allié à un confort suprême, c'est divin après l'éprouvante journée. Heureusement qu'on est pas sur une rando plus longue car à ce rythme, la résistance physique et mentale ne tiendrait pas...Mais la nuit sera réparatrice et le lendemain, hormis le froid et l'humidité, c'est un plaisir d'enfiler des vêtements secs, restés au chaud sous et dans le duvet...

 

Refuge Wallon - Les barbouzes se font la bûche... (photo prise par Florent croisé au refuge) 18-01-2014.JPGRefuge Wallon   18-01-2014.JPGRefuge Wallon - l'équipe des Barbouzes au grand complet ! 18-01-2014.JPG

Dimanche 19 janvier, 8h00:
Après un petit déjeuner copieux pour affronter la descente jusqu'au Pont d'Espagne - environ 5h à 6h - balayage du refuge et raquettes chaussées, quelques photos pour la postérité dans une neige omniprésente. Le cirque est d'un blanc laiteux à cause d'une météo "bouchée" alors que les prévisions semblaient au beau fixe, on fera avec. Normalement, on prévoyait d'aller plus haut mais c'est trop risqué car peu de visibilité. Dommage, on devine des paysages superbes à travers le voile de timides éclaircies.

 

Refuge Wallon = Club méd en extase devant le photographe ! 19-01-2014.JPG18-01-2014 - Refuge Wallon à 1865 m - Vallée du Marcadau..JPG  Départ du refuge Wallon 10h00 = çà va être encore une journée de folie ! 19-01-2014.JPG

 

Départ vers 10h00, bon, on n'est pas sur des horaires d'été avec de longues journées où il faut partir beaucoup plus tôt pour éviter la chaleur et gérer des délais différents. Il y a de la marge, le départ sur Toulouse est prévu ce soir vers 19/20h. L'étape n'en sera pas moins longue, surtout après l'intensité de la journée d'hier, sur un sentier cheminant entre les sapins satinés de blanc. Même si le soleil est masqué, le paysage est féerique et nous avançons dans un décor de carte postale, sous un silence d'ouate, nos pas faisant craquer cette neige, scintillante de cristaux.

 

Départ du refuge le lendemain vers 10h00 - 19-01-2014.JPG

 

 

  19-01-2014 - Vallée du Marcadau.JPG18-01-2014 - Vallée du Marcadau.JPGRetour au Pont d'Espagne - Vallée du Marcadau - vers 1600 m - 19-01-2014.JPG

 

 dunVallée du Marcadau en revenant au Pont d'Espagne vers 1600 m - 19-01-2014.JPG 

Malgré la descente la fin de l'étape est éprouvante, l'humidité s'y ajoutant. Vers 14h30 nous arrivons enfin au restaurant situé an bordure des pistes de raquettes et ski de fond. Il y a du monde et nous en profitons pour poser les affaires et s'attabler autour d'un bon café, histoire de se réchauffer. On repart 1/2 heure après pour arriver au Pont d'Espagne vers 15h30 où nous avons laisser la voiture. Le parking coûte environ 5 € pour 24h, ce qui n'est pas excessif, sûrement plus cher en été, vu le monde qui fréquente le massif à cette époque.

 

Bilan: Superbe randonnée sur un WE, au départ de Cauterets, avec ce bijou de gîte, celui du "Cluquet", en base arrière, dont je laisserai le lien en fin de CR, et montée au refuge Wallon, assez désert hors période de congés mais nous, on préfère. Dommage que la météo ait boudé la magie des paysages, le massif n'est plus du tout le même sous le soleil, pour l'avoir sillonné à maintes reprises. Petit bémol pour la prochaine, je partirai avec un sac moins lourd, j'avais mon Karrimor 65-85 L et pour 2 jours, c'est vraiment pas ce qu'il faut, d'autant plus que j'en ai un de 32 l qui convenait beaucoup mieux...Faut dire qu'avec les copains, on avait embarqué du matos de grimpe - piolet, crampons (lesquels ont cependant servis sur le début des pistes où peu de neige et de la glace), cordes, mousquetons, baudrier - alors, c'est sûr, çà plombe la charge. Ce sera pour une autre occasion...

 

On regagne le gîte, douche chaude et réparatrice - c'est un luxe - chargement des sacs dans la voiture pour rallier notre resto favori à Cauterets, devenu notre QG, pour une bonne pizza arrosée d'une mousse bien fraîche avant le départ sur Toulouse. Petite précision, je ne doublerai pas la mousse pour reconduire cette équipée d'aventuriers à bon port, sans glissade !

 

16-01-2014 - En allant vers Toulouse sur la route....JPG

 

Vive la randonnée !

 

Gîte "Le Cluquet" = un écrin pour les randonneurs


21/04/2014
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C.R. Vallée du Lot-Célé

 

 

 

Voilà, comme prévu, un petit compte-rendu de ma rando en vallée du Lot et du Célé dans les Causses du Quercy. Ce mini-C.R illustre un parcours abrégé, faute de paramètres stables et météo capricieuse, donc une motivation décroissante. Pas grave, je repartira comme dit la chanson...

 

 Vallée du Lot - Quercy - 30 juin 2013.JPG

 

Dimanche 30 Juin : Arrivée à 15h00 sur Saint-Cirq-Lapopie – Sud du Parc naturel régional des Causses du Quercy - sous un chaud soleil. Ce bourg médiéval de 217 habitants, accroché à flanc de coteau, à 250 m au-dessus du niveau de la mer, domine de 100 m la belle vallée du Lot. Malgré la foule dominicale que je ne soupçonnais pas si tôt, je décide de partir à l’assaut de cet escarpement rocheux, en promontoire sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Hormis le tourisme archi-dominant et « tuant » quelque peu l’originalité du site, belles façades à colombages du XIV°, puissante église fortifiée du XV° et ruines de quelques châteaux aux nids d’aigle surplombant la vallée. Evidemment, je suis loin d’être au milieu de nulle part et sacrifie quand même au rituel des photos…

 

 

Vallée du Lot- St-Cirq-Lapopie - 30 juin 2013.JPGVallée du Lot - St-Cirq-Lapopie - 30 juin 2013 - 1.JPGRue médiévale à St-Cirq-Lapopie (Lot) - 30-06-2013.JPG

Façade médiévale - St-Cirq-Lapopie - 30 juin 2013.JPG
Eglise fortifiée XV°  à St-Cirq-Lapopie (Lot) - 30-06-2013.JPG Vallée du Lot - 30 juin 2013.JPG

 

 

 

Vers 18h00, ne pouvant malheureusement pas laisser ma voiture quelques jours, comme prévu initialement, sur l’un des nombreux parkings payants, je décide de rallier le camping de Cabrerets à 10 kms, le long du Célé, affluent du Lot. Après négociation avec le gardien hollandais, Will, très sympa et baba-cool, je vais pouvoir la garer sur le terrain et partir à l’aventure, ouf ! Rassuré, je plante la tente au bord de la rivière, en contre-haut. Prise de contact avec les rares campeurs alentours dans ce petit camping  bucolique et bivouac sous la lune. Une chance, la source de la chèvre blanche, appellation locale, se trouve au pied d’une falaise à 200 m du terrain. Eau pure garantie, pas besoin de pastilles, me confirme Will. Effectivement, elle est délicieuse…

Sinon, Cabrerets est un joli petit village, ancré littéralement dans les falaises, en bordure du Célé et du GR 651. Un château anglais pur moyen-âge, XI° siècle, le « Château du Diable » a été bâti dans le calcaire de la falaise, impressionnant ! En ruines, il n’en demeure pas moins l’un des châteaux troglodytiques les plus typiques de la région…  

En outre, les belles ballades alentours ne manquent pas.

 

 

 Maison auto-portante - Vallée du célé - Juillet 2013.JPGCabrerets et le château du Diable - Vallée du Célé - 30 juin 2013.JPGVillage de cabrerets - Vallée du Célé - Quercy -  2 juillet 2013.JPG



Lundi 1er Juillet : Réveil à 7h00 après une nuit reposante. Petit déjeuner vitaminé, préparation du sac pour la rando-journée. Je laisse la tente car prévu de revenir ce soir au vu du programme concocté. La semaine est prévue plutôt ensoleillée.

Départ à 9h00 sur le GR 651 que j’emprunte sur  les hauteurs du bourg à gauche de la petite église.  Le sentier grimpe hardiment en terrain maquis, se fait pierrier pour déboucher 100 m plus haut sur le site préhistorique de la grotte de Pech-Merle. Poursuivant mon chemin, j’arrive rapidement au point le plus haut, soit 340 m. Traversée du plateau sous un soleil radieux  pour redescendre ensuite  sur la route départementale partagée avec le GR 36. Puis je bifurque à 1 km vers le Sud-ouest , empruntant un pont qui enjambe le Lot et 1ère halte à Bouziès vers 11h30,  joli village à la Monet, au bord de l’eau.

 

 

GR 36 sur le pont de Bouziès - Vallée du Lot - 1er juillet 2013.JPG

 

 

Croisée d'itinéraires - Vallée du Célé - 1er juillet 2013.JPGGR 651 - Vallée du Célé (Lot) - 1er juillet 2013.JPGVallée du Lot - 1er juillet 2013.JPG

Village de ... Vallée du Lot- 1er juillet 2013.JPGGR 36 vers Bouziès - Vallée du Lot - 1er juillet 2013.JPGEcluse sur le Lot - Quercy - 1er juillet 2013.JPG

 

Je décide de continuer sur le GR 36 vers Saint-Géry, plein ouest. Au bout de 2 kms environ, l’itinéraire étant d’une monotonie « ennuyeuse », je décide de faire demi-tour, non sans avoir croisé à nouveau 2 randonneuses, rencontrées une 1ère fois sur le plateau de Pech-Merle. Palabres pour apprendre qu’elles vont en direction de Cahors, à 40 kms, pour rallier ultérieurement le Gers. Quant à moi, je reprends la direction de Bouziès où je stoppe pour la pause mi-journée, sur la rive gauche du Lot. Vers 14h30, reprise sur le GR 46, en direction de Saint-Cirq-Lapopie, par le chemin de halage, qui paraît-il, vaut le détour. Quelques centaines de m plus loin, le chemin taille dans la roche, en contre-haut de la rivière. Chantier colossal à l’époque, 1847, creusé sur 1 km de long par 2 m en hauteur, il était emprunté par des attelages de chevaux de trait ou équipes d’hommes pour tirer les gabarres, bateaux typiques de la région. Aujourd’hui, chemin de randonnée, il est évidemment très parcouru.

 

 

GR 36 en chemin de halage vers St-Cirq-Lapopie - Vallée du Lot - 1er juillet 2013.JPGGR 36 en chemin de halage - Vallée du Lot - 1er juillet 2013.JPG

 

Arrivé au pied du rocher de Saint-Cirq, je grimpe par un sentier pentu, en lacets, qui rappelle les Pyrénées, si, si, c’est pas une blague, lequel me ramène à ma petite ascension de la veille. Les groupes de centres de vacances, en ce 1er juillet, ont remplacé les touristes du dimanche, aussi, je ne m’attarde pas trop sur le site et descend à la halte nautique où une pause fraîcheur à la terrasse d’une buvette s’impose.

 

16h00 : La température est montée pour avoisiner les 30°. Sur la terrasse, je domine l’aire de plage du Lot qui me nargue, le maillot de bain au fond du sac me tente mais la foule m’en dissuade et puis le chemin du retour s’annonce interminable…

 

Reprise du baluchon pour un demi-tour car pas de possibilité de boucle, chemin de halage, Bouziès et montée harassante vers le plateau, sous une chaleur moite avec la pesante impression de traverser un désert. Enfin, la forêt pointe le bout du museau, itinéraire à l’ombre pour redescendre sur Cabrerets où « j’atterris » vers 19h30, exténué, non sans avoir sacrifié tout de même à la suprême récompense, une mousse bien fraîche, à la terrasse de la boulangerie !

 

Au final, la barre des 30 kms a été franchie avec un portage de 15 kgs, j’ai toujours cette tendance à vouloir jouer les mules. Et puis, de mauvaises mais rares surprises par le passé m’ont appris à ne rien laisser sur place, hormis la tente aujourd’hui. Cela dit, peu de monde en ce début de mois et le camping est plutôt sympa.  

 

Ce soir, la douche est excellente, j’y reste au moins 15 mn, je sais, c’est pas écolo, mais la foule des juillettistes n’a pas encore pointé aussi loin son bout de museau… Ouf, çà détend, demain sera un autre jour mais je ne regrette rien car ce fut une belle ballade.

 

 

 

Mardi 2 Juillet : Lever vers 8h30. Mal dormi, tensions nerveuses, le corps endolori des efforts de la veille. Je ressasse mon programme pour conclure qu’aujourd’hui, je ne rejoindrai pas Marcilhac-sur-Célé à 20 kms, comme prévu. La journée s’annonce encore plus chaude, peu de zones d’ombre sur le GR et, la journée d’hier, malgré la casquette et les litres d’eau, m’a plombé. Si je repars dans des conditions plus « dures », je risque de le payer plus cher.

Alors, après le petit déj et décrassage matinal, je pars vers 10h30 pour une petite ballade sur les hauteurs par un autre sentier repéré depuis le camping. En fait de sentier, c’est un chemin goudronné qui s’élève vers un plateau aride, dominant la vallée du Célé et le village de Cabrerets. A 260 m, point d’altitude à 50 m sommet, je chemine dans ce relief propre au Causses du Quercy, sur une terre rocailleuse, épineuse, en direction des ruines d’un illustre château. Hélas, si la chaleur est au rendez-vous, les taons, guêpes  et autres opportunistes sont de la fête et m’oblige à rebrousser chemin. Ma seule arme contre ces envahisseurs est ma serviette microfibre emportée que je fais tournoyer désespérément.  Ils disparaîtront  à l’approche du village. Pas de chance…

 

 

 Cabrerets dans la vallée du Célé - Lot - 2 juillet 2013.JPGVallée du Célé et village de Cabrerets - Causses du Quercy - 2 juillet 2013.JPG

 

Pas question de repartir dans cette fournaise. Aussi, les centres d’activités nautiques ne manquant pas dans le coin,  je pars vers 14h00 pour une rando-kayac  de 10 kms sur le Célé. Je rejoins un club repéré au camping, ralliement avec les encadrants en amont de la rivière. Passés les conseils, consignes de sécurité, c’est parti pour 2h30 de ballade magique dans les gorges avec haltes sur des mini-criques pour une baignade revigorante; çà vaut toutes les oasis ! La seule omission est l’appareil photo laissé dans la voiture, je n’avais pas compté sur le bidon étanche, tant pis. Peu importe, il valait mieux être ici que sous le cagnard, en plein désert, à la merci d’une insolation…

La ballade fut sportive avec quelques remous mais a effacé les petites souffrances de la veille. Retour au camping vers 18h00. Normalement, je pars demain matin par le GR pour Marcilhac.

 

21h : Un ciel de plomb recouvre la vallée et de lourds nuages qui ne trompent pas nous tournent autour. Je discute avec le gardien qui me dit en riant, pas de problèmes, les falaises nous protègent et l’orage menaçant passe au-delà. Ne pariant aucun kopeck sur ces prédictions hasardeuses, je regagne mon sweet-home.

 

23h00 : Coups de semonce ! çà devient clair ou plutôt très sombre…les éclairs s’intensifient et quelques gouttes s’invitent à la fête. 20 mn après, retour au calme. Fausse alerte ? Généralement, il y a une 2ème mi-temps…et çà ne loupe pas! Reprise des hostilités, cette fois-ci, c’est plus violent, du coup, on est en plein défilé du 14 juillet. Si l’orage tonne une bonne demi-heure, une pluie battante inaugure ma nouvelle tente, c’était un test et va persister toute la nuit.

 

 

 

Mercredi 3 juillet : Le lendemain, après une nouvelle nuit épique, le manque de sommeil  commence à se faire sentir. Je compose avec car je dors toujours très mal en rando, depuis des lustres. Seulement, si le soleil tapait la veille au risque d’une indisposition, ce matin, la pluie est toujours là. La tente, elle, est parfaitement imperméable, aucun doute là-dessus, je ne regrette pas l’investissement, en revanche, la nature, les sentiers sont totalement détrempés pour ne pas dire impraticables car beaucoup de pierriers. En fin de matinée, la pluie n’a pas cessé. Comme je n’ai nullement envie de faire du tourisme, je ne suis pas venu pour cela et qu’il n’est pas question de faire sécher la tente dans ces conditions, autant donner un coup d’épée dans l’eau, que je n’ai pas envie de maudire les éléments toute la journée, en attendant une hypothétique embellie, je prends la décision amère d’abréger ma rando et revenir au bercail.   

 

Sur le chemin du retour, bilan des 3 jours, mitigé, ayant prévu 5,6 jours, à l’origine. Ce n’est pas tant les efforts de la 1ère journée de rando, je suis relativement entraîné… mais une conjonction de paramètres intégrant aussi cette instabilité climatique, imprévisible, et pourtant, j’ai randonné par tous les temps. Il y a aussi le manque de sommeil et par incidence, la perte de motivation. Si j’ai l’habitude de composer avec la météo, ces brusques changements ont contrarié mes plans. Sur un timing aussi court, çà joue forcément, du moins, en ce qui me concerne.

 

Probablement, reviendrais-je sur ces terres pour reprendre mon bâton de pèlerin et poursuivre mon idée…


21/07/2013
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Randonnées 2013

 

1 - Juillet 2013

 

Rando prévue du dimanche 30 juin au mercredi 3 juillet dans le Parc Régional des Causses du Quercy:

 

 

Parcours : GR 36 et 46 à partir du village de St-Cirq-Lapopie, situé dans la très belle vallée du Lot au sud du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy pour rallier Cabrerets, Marcilhac-sur-Célé en vallée de Célé.

Distance = 50 kms environ en aller-retour.

Relief de hautes collines, entre 200 et 360 m, rivière et points d'eau sur l'itinéraire.

 

Modalités : Randonnée prévue en autonomie avec bivouacs sur l'itinéraire - portage tente, duvet et minimum d'alimentation - Camping possible si météo trop défavorable (pas de refuge ni hôtel). Marche jour de 6 à 8h00 sans challenge, pauses prévues avec visites des villages traditionnels de la région, chargés d'histoire. Portage = 15 kgs maxi.

 

Navigation : Carte au 1/75000° + boussole (en ce qui me concerne). Voir liens ci-contre:

 

//www.gr-infos.com/gr46f.htm 

//www.saint-cirqlapopie.com/

 

Bilan: Réalisée sur les dates annoncées.

 

 

2 - Fin Août / Début Septembre 2013

 

Grande randonnée prévue sur 1 à 2 semaines Cirque de Gavarnie-Brèche de Roland-Cirque d'Anisclo, vallée d'Ordesa-Boucharo-Gavarnie = Boucle.

 

Réalisation privilégiée en mode bivouac et refuges ou uniquement refuges pour éviter peut-être un portage trop conséquent - encore à définir - j'étudie le parcours. Projet en cours d'élaboration...

 

Départ : Village et cirque de Gavarnie via les échelles de Sarradets ou cabane des Soldats (mode refuge si Sarradets), brèche de Roland, refuge de Goritz sur le versant espagnol ou bivouac, refuge de St Vincent ou bivouac pour le Canyon d'Anisclo puis retour vers Goritz pour emprunter le GR 11 via la vallée d'Ordesa, San Nicolas de Bujaruelo, Port du Boucharo pour revenir par la cabane des Soldats et retour sur Gavarnie.

 

Durée : 1 semaine si simple aller-retour Gavarnie-Brèche de Roland-Anisclo-Gavarnie via Boucharo.

           2 semaines si détour par la vallée d'Ordesa au retour d'Anisclo ou par son canyon...

 

 

Lien :

 

//fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_d%27Ordesa_et_du_Mont-Perdu

 

Bilan: Annulée et reportée sur 2014 voire 2015.

 

 


08/05/2013
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Feeling

 

 

                        

                               

Les Pink Floyd ...

Crées en 1964

 

 

 

 

" The Great Gig In The Sky" fait partie de cet album-concept de légende, probablement le plus célèbre. La chanteuse Clare Torry y interprète le thème du drame de la mort avec cette voix fabuleuse si inspirée qui fit le succès de ce morceau que vous pouvez écouter en boucle sur ces pages.

 

 

1974: Je rentre dans la grotte d'Ali Baba. Une boutique de vinyls comme en voyait plus depuis l'avènement du numérique et, qui par enchantement, refleurissent depuis une dizaine d'années. Retour sur une nostalgie et une créativité inégalée à ce jour ! Une vitrine avec ses perles de l'époque, de la variété française aux plus grands groupes de rock des années 60, 70.

 

Un vendeur se pointe, genre beatnik, comme tout fan des Seventies qui se respecte avec un look à la Jim Morrisson. Question: " Qu'est-ce que tu veux entendre ? " Réponse: " Euh, ben, je sais pas trop moi (du haut de mes 13 ans), je suis là pour découvrir...".

Ok mec, pas de problèmes (note personnelle), voilà ce que j'ai en rayon, et, surtout, ce qui fait un tabac en ce moment ! Là, le gars, sorti tout droit d'une pochette des Doors, me fait d'abord écouter un morceau de...Claude François, si, si, c'est pas une blague! Je lui fais vaguement comprendre que c'est  pas mon truc, et, là, le mec me sort un 45 tours d'un groupe que je connaissais pas, petite pochette noire avec ce prisme de légende et un titre, Money, inscrit en lettres pleines sur le devant. Il me fait écouter le morceau puis me sort carrément le 33 tours, et, là, c'est le coup de foudre !  Bon malgré tout, du haut de mes 13 ans, je n'en étais pas à ma première, puisque j'avais déjà baigné dans l'ambiance Pop, Rock, Rhythm and Blues  dans les années 60, mes parents tenant un restaurant à l'ambiance artistique et champêtre dans le Sud-ouest. Je me souviens d'avoir écouté en boucle, Otis Reading, les Beatles, Les Doors, à la maison aussi, sans parler des Platters, de Ray Charles, des Moodys Blues et leur langoureux " Nights In White Satin" que j'adorais ainsi que l'éternel " Whiter Shade Of Pale " de Procol Harum...  Puis un noël de 1975, je reçois en cadeau, d'une tante qui vivait en Californie, un album du groupe californien, Les Eagles, avec sa belle pochette bleue, album résolument romantique et country, à couper le souffle, intitulé " One of These Nights ". Créateurs du fameux Hôtel California sorti l'année suivante, en 1976, incontournable succès qui consacrera définitivement ce groupe de Folk-Rock, je n'ai cessé d'écouter cet album de 1975 depuis, et çà continue...Je crois que je l'emporterai dans une 2ème vie avec 3 ou 4 perles des Pink Floyd !

 

Mais pour en revenir à mon coup de foudre, je crois bien que c'est le 1er 33 tours que je me suis offert avec mon argent de poche, en cette année 1974. Pas la peine de vous révéler le titre de cet album-concept ou plutôt si, rien que pour le plaisir de le citer: " Dark Side Of The Moon ", voilà, tout est dit !

 

 

 
Si "Dark Side Of The Moon" demeure l'un des meilleurs enregistrement au monde, l'un des plus aboutis, "Wish You Were Here" n'a rien à lui envier en terme d'expérimentation, d'innovation et de créativité. Un morceau d'anthologie, "Shine On You Crazy Diamond", consacre la renommée de l'album, sorti en 1975. Certainement l'une des plus belles envolées lyriques dans son domaine, au même titre qu'un immense solo de Franck Zappa, un morceau culte de Led Zeppelin ou l'imaginaire psychédélique de Yes ou des Who...  

                            

 

Enregistré aux studios Abbey-Road en 1972 par Alan Parsons, sorti en 1973, l'album au célèbre prisme, est l'un des 3 vinyls le plus vendu au monde, derrière notamment " Thriller " de Michaël Jackson. Demeuré dans le Bilboard 200, l'équivalent des Charts américains, durant 15 ans, au firmament, il incarne le must en matière de musique expérimentale, pionnier de la musique électronique et planante tout en alliant de subtiles et sensuelles harmonies à la technologie. Les classiques ou puristes voire aficionados de musique sèche peuvent ne pas apprécier ou tout simplement détester, il n'en demeure pas moins que les 6 ou 7 meilleurs albums produits par les Pink Floyd - Dark Side of The Moon, Whish You Were Here, Atom Heart Mother, More, Meddle, The Wall - constituent, à mon sens, la plus belle discographie harmonique au monde, rivalisant au risque d'en choquer certains, avec des artistes classiques comme Bach, Telemann ou Beethoven. Les Pink Floyd étaient à la musique psychédélique, cosmique, ce que ces musiciens du XVIII° et XIX° étaient au classique.

 

Des points communs ? Créativité, inspiration, un sens de l'harmonie, du rythme et de la mélodie sans comparaison, un génie dans le domaine musical. C'est le summum de l'art dans tout ce qu'il a de plus génial, romantique avec ce souffle inné qui pousse à la perfection ! Bon nombre de musiciens actuels peuvent aller se rhabiller ...

 

Mon seul regret ? N'avoir pu assister à leurs rares concerts en Europe et notamment à Londres en 1985 ou lors de la tournée française en 1988. Il me semble bien avoir enragé cette année-là mais les circonstances en avaient décidé autrement...

 

 

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1 - "Meedle" : Que dire de cet album ? L'intro avec "One of These Days" préfigurait déjà le virage et les ambiances minérales de "Dark Side of The Moon" et "Whish You Were Here", sortis 2 à 4 ans + tard. Un souffle épique émane de Meedle où la basse de Roger Waters claque comme des coups de tonnerre pour se poser sur les accords solaires de Richard Wright et son inséparable "Hammond ou la Fender cosmique de Gilmour. L'essence progressive des Floyd est à son apogée, libérant cette puissance créative des Seventies. Dommage que les 4 morceaux suivants sombrent dans l'anonymat si ce n'est cette balade folk qui suit "Pillow of Winds".

Alors que va-t'il se passer ? Comme des mages sortis de nulle part, le groupe s'inscrira définitivement dans l'intemporalité avec cette chute bouleversante qu'est "Echoes". Vague musicale de 23 minutes où la vie s'arrête, le temps suspend son envol pour nous prendre dans sa tourmente et nous entraîner dans les profondeurs abyssales où le soleil ne brille plus comme lorsque le Vésuve souffla sur le peuple de Pompéi en l'an 79 avant J.C. Vous avez dit intemporel ? Comme les gouttes d'eau qui s'écoulent des accords de Wright, inaltérables, apparaît l'ivresse des profondeurs, à la rencontre de l'inconnu, de créatures à la Jules Verne brillant de mille feux, voici "Echoes"...

Je ne me lasse pas de l'écouter, 3,4 fois à la suite, en partance dans une bulle de rêves, à la recherche de l'insondable, de l'universalité, sans autre drogue que la magie de l'orgue et la fusion vocale de Richard Wright et David Gilmour, comme un fluide, résonance d'un écho porté par une onde cosmique.

Ecoutez "Echoes", débranchez-vous du stress, laissez-vous aller dans cette bulle imaginaire, décollez pour un voyage inoubliable, à la découverte de cette perle immaculée comme le seront "Great Gig in the Sky", "Eclipse", "Time" ou "Shine on you Crazy Diamond".

Vous avez dit Seventies, Pink Floyd ? J'aurai tant voulu être en 1971, au milieu de nulle part, avec eux, lors de cet enregistrement magique et aérien dans les arènes de Pompéi, sans public, comme pouvait se l'octroyer ces musiciens d'un autre temps mais tellement immortels ! "Echoes" a quelque chose de plus dont la source puise au plus profond de nous, atteint au sublime, intemporel...

 

 

 

Signification de Pink Floyd ? Certainement pas flamant rose comme le laisse courir la rumeur mais bien une référence à 2 musiciens de Blues, Pink Anderson et Floyd Council, la scène pop-rock anglaise des années 60 étant très influencée par le blues et rhythm'n'blues américain...

 

 

Lien :  //www.pinkfloyd.com/

 

 

 

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The Eagles...

 

 Crées en 1970

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1975 : L'un des plus beaux albums de musique country-rock vient de sortir. Naturellement, ce n'est pas le seul, il surfe sur la vague romantique et folk des années 60-70 au même titre que certains morceaux de Joni Mitchell, Crosby Still Nash & Young, Bob Dylan ou les Doobies Brothers pour ne citer qu'eux, il y en a tant d'autres...

 

Intitulé "One of These Nights", l'album est une déferlante de ballades romantiques, mise en valeur par des morceaux aussi aériens et swing que "Lyin'Eyes" que j'adorais jouer à la guitare car techniquement simple, "Take It to the Limit", une perle, et, bien sûr, le titre de l'album, très rock and soft, sur lequel on a tout de suite une envie furieuse de danser. La légèreté musicale des Eagles, leur musique sensuelle et chaloupée doivent énormément aux voix fabuleuses de Don Henley et Glen Frey, co-fondateurs du groupe. Capables d'aller dans un registre très aigu tout en gardant leur voix originelle, quelle performance, leurs tonalités flirtent avec des cymbales, métalliques et suaves, fluides et harmonieuses.

 

En 1972 et 1973, deux albums consacraient déjà ce groupe qui allait devenir l'un des phares de la musique californienne, pionniers du Country-Rock. "The Eagles" et "Desperado" avec notamment ce titre résolument cow-boy, intitulé "Take it Easy", aussi cool and swing que les envolées d'un cheval et le célèbre "Desperado", repris maintes fois par de nombreuses autres formations et chanteurs, aussi suave que le plus langoureux des slows, assirent la renommée du Band.

 

1976 : Un titre inonde les ondes radiophoniques, extrait d'un album génial, lequel recevra, un an plus tard le Grammy Award du meilleur enregistrement et arrangement voix. Disque d'or, de platine, vendu à plus de 20 millions d'exemplaires, le magazine rock américain "Rolling Stone" consacra ce tube à la 37ème place parmi sa liste des 500 plus grands morceaux de tous les temps ! Pourtant, je me souviens lorsque ce vinyl déferla sur les ondes cette année-là, quel scandale chez les aficionados et critiques de magazine, jugeant cet album trop commercial, déroutant, polluant l'essence des premiers albums du groupe, plus country. 

 

Il n'empêche ! "Hôtel California" fut et demeure l'un des morceaux les plus joués, diffusés, repris tant sur les ondes que par d'autres musiciens. Les critiques ont bien fini par ravaler leur salive tellement ce morceau berça des générations d'adolescents, jeunes, adultes et plus vieux... Combien d'illustres guitaristes inconnus, amateurs, du plus basique au plus chevronné, ne se sont pas penchés sur leur guitare, au lycée, dans la rue, leur chambre, dans le métro ou les bars pour reprendre cette icône de la musique et son solo qui tombe en chute libre, aussi célèbre que le "Wall" des Pink Floyd ou le "Sultans of Swing" des Dire Straits... Combien de couples enlacés n'ont pas dansé et ne se sont pas embrassé sur la vague d' "Hôtel California" ! Quant à l'origine du morceau, elle prend sa source dans l'addiction à la drogue, "Hôtel California" étant un centre de désintoxication aux Etats-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12/04/2013
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