Feeling

 

 

                        

                               

Les Pink Floyd ...

Crées en 1964

 

 

 

 

" The Great Gig In The Sky" fait partie de cet album-concept de légende, probablement le plus célèbre. La chanteuse Clare Torry y interprète le thème du drame de la mort avec cette voix fabuleuse si inspirée qui fit le succès de ce morceau que vous pouvez écouter en boucle sur ces pages.

 

 

1974: Je rentre dans la grotte d'Ali Baba. Une boutique de vinyls comme en voyait plus depuis l'avènement du numérique et, qui par enchantement, refleurissent depuis une dizaine d'années. Retour sur une nostalgie et une créativité inégalée à ce jour ! Une vitrine avec ses perles de l'époque, de la variété française aux plus grands groupes de rock des années 60, 70.

 

Un vendeur se pointe, genre beatnik, comme tout fan des Seventies qui se respecte avec un look à la Jim Morrisson. Question: " Qu'est-ce que tu veux entendre ? " Réponse: " Euh, ben, je sais pas trop moi (du haut de mes 13 ans), je suis là pour découvrir...".

Ok mec, pas de problèmes (note personnelle), voilà ce que j'ai en rayon, et, surtout, ce qui fait un tabac en ce moment ! Là, le gars, sorti tout droit d'une pochette des Doors, me fait d'abord écouter un morceau de...Claude François, si, si, c'est pas une blague! Je lui fais vaguement comprendre que c'est  pas mon truc, et, là, le mec me sort un 45 tours d'un groupe que je connaissais pas, petite pochette noire avec ce prisme de légende et un titre, Money, inscrit en lettres pleines sur le devant. Il me fait écouter le morceau puis me sort carrément le 33 tours, et, là, c'est le coup de foudre !  Bon malgré tout, du haut de mes 13 ans, je n'en étais pas à ma première, puisque j'avais déjà baigné dans l'ambiance Pop, Rock, Rhythm and Blues  dans les années 60, mes parents tenant un restaurant à l'ambiance artistique et champêtre dans le Sud-ouest. Je me souviens d'avoir écouté en boucle, Otis Reading, les Beatles, Les Doors, à la maison aussi, sans parler des Platters, de Ray Charles, des Moodys Blues et leur langoureux " Nights In White Satin" que j'adorais ainsi que l'éternel " Whiter Shade Of Pale " de Procol Harum...  Puis un noël de 1975, je reçois en cadeau, d'une tante qui vivait en Californie, un album du groupe californien, Les Eagles, avec sa belle pochette bleue, album résolument romantique et country, à couper le souffle, intitulé " One of These Nights ". Créateurs du fameux Hôtel California sorti l'année suivante, en 1976, incontournable succès qui consacrera définitivement ce groupe de Folk-Rock, je n'ai cessé d'écouter cet album de 1975 depuis, et çà continue...Je crois que je l'emporterai dans une 2ème vie avec 3 ou 4 perles des Pink Floyd !

 

Mais pour en revenir à mon coup de foudre, je crois bien que c'est le 1er 33 tours que je me suis offert avec mon argent de poche, en cette année 1974. Pas la peine de vous révéler le titre de cet album-concept ou plutôt si, rien que pour le plaisir de le citer: " Dark Side Of The Moon ", voilà, tout est dit !

 

 

 
Si "Dark Side Of The Moon" demeure l'un des meilleurs enregistrement au monde, l'un des plus aboutis, "Wish You Were Here" n'a rien à lui envier en terme d'expérimentation, d'innovation et de créativité. Un morceau d'anthologie, "Shine On You Crazy Diamond", consacre la renommée de l'album, sorti en 1975. Certainement l'une des plus belles envolées lyriques dans son domaine, au même titre qu'un immense solo de Franck Zappa, un morceau culte de Led Zeppelin ou l'imaginaire psychédélique de Yes ou des Who...  

                            

 

Enregistré aux studios Abbey-Road en 1972 par Alan Parsons, sorti en 1973, l'album au célèbre prisme, est l'un des 3 vinyls le plus vendu au monde, derrière notamment " Thriller " de Michaël Jackson. Demeuré dans le Bilboard 200, l'équivalent des Charts américains, durant 15 ans, au firmament, il incarne le must en matière de musique expérimentale, pionnier de la musique électronique et planante tout en alliant de subtiles et sensuelles harmonies à la technologie. Les classiques ou puristes voire aficionados de musique sèche peuvent ne pas apprécier ou tout simplement détester, il n'en demeure pas moins que les 6 ou 7 meilleurs albums produits par les Pink Floyd - Dark Side of The Moon, Whish You Were Here, Atom Heart Mother, More, Meddle, The Wall - constituent, à mon sens, la plus belle discographie harmonique au monde, rivalisant au risque d'en choquer certains, avec des artistes classiques comme Bach, Telemann ou Beethoven. Les Pink Floyd étaient à la musique psychédélique, cosmique, ce que ces musiciens du XVIII° et XIX° étaient au classique.

 

Des points communs ? Créativité, inspiration, un sens de l'harmonie, du rythme et de la mélodie sans comparaison, un génie dans le domaine musical. C'est le summum de l'art dans tout ce qu'il a de plus génial, romantique avec ce souffle inné qui pousse à la perfection ! Bon nombre de musiciens actuels peuvent aller se rhabiller ...

 

Mon seul regret ? N'avoir pu assister à leurs rares concerts en Europe et notamment à Londres en 1985 ou lors de la tournée française en 1988. Il me semble bien avoir enragé cette année-là mais les circonstances en avaient décidé autrement...

 

 

Albums dans ma cdthèque:

 

 

 

 

1 - "Meedle" : Que dire de cet album ? L'intro avec "One of These Days" préfigurait déjà le virage et les ambiances minérales de "Dark Side of The Moon" et "Whish You Were Here", sortis 2 à 4 ans + tard. Un souffle épique émane de Meedle où la basse de Roger Waters claque comme des coups de tonnerre pour se poser sur les accords solaires de Richard Wright et son inséparable "Hammond ou la Fender cosmique de Gilmour. L'essence progressive des Floyd est à son apogée, libérant cette puissance créative des Seventies. Dommage que les 4 morceaux suivants sombrent dans l'anonymat si ce n'est cette balade folk qui suit "Pillow of Winds".

Alors que va-t'il se passer ? Comme des mages sortis de nulle part, le groupe s'inscrira définitivement dans l'intemporalité avec cette chute bouleversante qu'est "Echoes". Vague musicale de 23 minutes où la vie s'arrête, le temps suspend son envol pour nous prendre dans sa tourmente et nous entraîner dans les profondeurs abyssales où le soleil ne brille plus comme lorsque le Vésuve souffla sur le peuple de Pompéi en l'an 79 avant J.C. Vous avez dit intemporel ? Comme les gouttes d'eau qui s'écoulent des accords de Wright, inaltérables, apparaît l'ivresse des profondeurs, à la rencontre de l'inconnu, de créatures à la Jules Verne brillant de mille feux, voici "Echoes"...

Je ne me lasse pas de l'écouter, 3,4 fois à la suite, en partance dans une bulle de rêves, à la recherche de l'insondable, de l'universalité, sans autre drogue que la magie de l'orgue et la fusion vocale de Richard Wright et David Gilmour, comme un fluide, résonance d'un écho porté par une onde cosmique.

Ecoutez "Echoes", débranchez-vous du stress, laissez-vous aller dans cette bulle imaginaire, décollez pour un voyage inoubliable, à la découverte de cette perle immaculée comme le seront "Great Gig in the Sky", "Eclipse", "Time" ou "Shine on you Crazy Diamond".

Vous avez dit Seventies, Pink Floyd ? J'aurai tant voulu être en 1971, au milieu de nulle part, avec eux, lors de cet enregistrement magique et aérien dans les arènes de Pompéi, sans public, comme pouvait se l'octroyer ces musiciens d'un autre temps mais tellement immortels ! "Echoes" a quelque chose de plus dont la source puise au plus profond de nous, atteint au sublime, intemporel...

 

 

 

Signification de Pink Floyd ? Certainement pas flamant rose comme le laisse courir la rumeur mais bien une référence à 2 musiciens de Blues, Pink Anderson et Floyd Council, la scène pop-rock anglaise des années 60 étant très influencée par le blues et rhythm'n'blues américain...

 

 

Lien :  //www.pinkfloyd.com/

 

 

 

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The Eagles...

 

 Crées en 1970

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1975 : L'un des plus beaux albums de musique country-rock vient de sortir. Naturellement, ce n'est pas le seul, il surfe sur la vague romantique et folk des années 60-70 au même titre que certains morceaux de Joni Mitchell, Crosby Still Nash & Young, Bob Dylan ou les Doobies Brothers pour ne citer qu'eux, il y en a tant d'autres...

 

Intitulé "One of These Nights", l'album est une déferlante de ballades romantiques, mise en valeur par des morceaux aussi aériens et swing que "Lyin'Eyes" que j'adorais jouer à la guitare car techniquement simple, "Take It to the Limit", une perle, et, bien sûr, le titre de l'album, très rock and soft, sur lequel on a tout de suite une envie furieuse de danser. La légèreté musicale des Eagles, leur musique sensuelle et chaloupée doivent énormément aux voix fabuleuses de Don Henley et Glen Frey, co-fondateurs du groupe. Capables d'aller dans un registre très aigu tout en gardant leur voix originelle, quelle performance, leurs tonalités flirtent avec des cymbales, métalliques et suaves, fluides et harmonieuses.

 

En 1972 et 1973, deux albums consacraient déjà ce groupe qui allait devenir l'un des phares de la musique californienne, pionniers du Country-Rock. "The Eagles" et "Desperado" avec notamment ce titre résolument cow-boy, intitulé "Take it Easy", aussi cool and swing que les envolées d'un cheval et le célèbre "Desperado", repris maintes fois par de nombreuses autres formations et chanteurs, aussi suave que le plus langoureux des slows, assirent la renommée du Band.

 

1976 : Un titre inonde les ondes radiophoniques, extrait d'un album génial, lequel recevra, un an plus tard le Grammy Award du meilleur enregistrement et arrangement voix. Disque d'or, de platine, vendu à plus de 20 millions d'exemplaires, le magazine rock américain "Rolling Stone" consacra ce tube à la 37ème place parmi sa liste des 500 plus grands morceaux de tous les temps ! Pourtant, je me souviens lorsque ce vinyl déferla sur les ondes cette année-là, quel scandale chez les aficionados et critiques de magazine, jugeant cet album trop commercial, déroutant, polluant l'essence des premiers albums du groupe, plus country. 

 

Il n'empêche ! "Hôtel California" fut et demeure l'un des morceaux les plus joués, diffusés, repris tant sur les ondes que par d'autres musiciens. Les critiques ont bien fini par ravaler leur salive tellement ce morceau berça des générations d'adolescents, jeunes, adultes et plus vieux... Combien d'illustres guitaristes inconnus, amateurs, du plus basique au plus chevronné, ne se sont pas penchés sur leur guitare, au lycée, dans la rue, leur chambre, dans le métro ou les bars pour reprendre cette icône de la musique et son solo qui tombe en chute libre, aussi célèbre que le "Wall" des Pink Floyd ou le "Sultans of Swing" des Dire Straits... Combien de couples enlacés n'ont pas dansé et ne se sont pas embrassé sur la vague d' "Hôtel California" ! Quant à l'origine du morceau, elle prend sa source dans l'addiction à la drogue, "Hôtel California" étant un centre de désintoxication aux Etats-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12/04/2013
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